Le fonds anti-répression
Le Fonds de solidarité contre la répression (ou fonds anti-répression) s’organise autour des questions de répression policière et judiciaire en Belgique. Il a pour objectif de participer à la prise en charge des frais d’avocat·e·s et des frais de justice.
Si le fonds est nĂ© dans le but de soutenir les personnes dans le cadre de mobilisations sociales (actions, manifestations, occupations…), il n’oublie pas que les politiques rĂ©pressives, ainsi que les violences policières et judiciaires, sont Ă l’œuvre depuis longtemps dans les quartiers populaires et Ă l’encontre des personnes exilĂ©es, sans-papiers ou migrantes. Le fonds dĂ©fend l’idĂ©e que c’est la rĂ©pression quotidienne qu’il faut combattre et qu’il est impĂ©ratif de s’attaquer Ă l’impunitĂ© des violences policières.
Le fonds est alimentĂ© par des dons ainsi que par des actions ou des fĂªtes de soutien organisĂ©es par des personnes, des groupes ou des collectifs. Les personnes ou collectifs soutenus y participent, dans la mesure de leurs moyens, selon ce qu’ils peuvent apporter au fonds.
Le fonds anti-répression se veut un outil — parmi d’autres (legal teams, autres caisses de solidarité, etc.) — au service de la construction d’une réponse large et auto-organisée face aux politiques répressives.
Il est géré par un comité inter-collectifs, composé de personnes actives dans les luttes contre la répression et les violences policières.
Nos principes:
- Que toute personne, indépendamment de ses ressources, ait droit à une défense juridique de qualité dans le cadre d’un engagement militant ou face à des violences policières ;
- Que la défense se prépare dans le respect du/de la prévenu·e. Celui·celle-ci, soutenu·e par d’autres inculpé·e·s, par ses camarades de lutte ou par un collectif de défense juridique s’il y en a un, doit toujours avoir le dernier mot sur la stratégie à adopter. L’avocat·e devra adapter ses pratiques à la stratégie ainsi définie ;
- Ne pas choisir entre de supposé·e·s « bon·ne·s » ou « mauvais·e·s » prévenu·e·s : pas de dissociation.
Mécanisme d’attribution:
- Le fonds peut couvrir de base 30 % des frais, jusqu’à un maximum de 1 200 euros. Cette aide concerne les frais d’avocat·e (sauf si les personnes entrent dans les conditions de l’aide pro deo), les sanctions administratives communales (SAC) ainsi que les amendes liées à des actions militantes ou à des violences policières.
- Lorsque les frais restants sont difficiles, voire impossibles à assumer, et que la personne ou le collectif estime ne pas pouvoir les récolter (via appels à solidarité, événements, etc.), il est possible d’introduire une demande exceptionnelle. Ces demandes exceptionnelles peuvent aller jusqu’à 2 000 euros, sans application de la limite des 30 %.
- Le fonds peut également prendre en charge des mandats (notamment pour des personnes enfermées) ainsi que des frais d’expertise ou de contre-expertise, en fonction des dossiers.
- Dans le cas des SAC, il est nécessaire préalablement étudier les possibilités de contestation.
- Il est possible de crĂ©er un fonds spĂ©cifique au sein de la fondation afin de rĂ©colter de l’argent pour les frais restants (via appels Ă solidaritĂ©, Ă©vĂ©nements de soutien, etc.). En cas de surplus dĂ©gagĂ©s par ces rĂ©coltes, il est demandĂ© que ceux-ci puissent Ăªtre reversĂ©s au Fonds de solidaritĂ© contre la rĂ©pression, pour renforcer la caisse commune et de soutenir d’autres situations.
- Si vous avez des difficultés à trouver un·e avocat·e de confiance pratiquant un tarif acceptable, n’hésitez pas à nous contacter ou à contacter une legal team.
Faire une demande
Envoyez un mail à antirepression@fondationmariusjacob.org en expliquant l’objet de la demande. Nous vous recontacterons rapidement.
—